VIDÉO – “Je suis redevenue Mélanie” : les confidences de Diam’s dans “Sept à Huit”

VIDÉO – “Je suis redevenue Mélanie” : les confidences de Diam’s dans “Sept à Huit”

26 juin 2022 0 Par evelyse vignardet

 Star incontestée de la génération, Diam’s a quitté le monde de la musique il y a dix ans.

La rappeuse qui souffre depuis des années confie avoir découvert dans la foi le chemin de l’appréhension.

Elle s’est confiée ce dimanche à Audrey Crespo-Mara sur “Sept a Huit”, sa première interview en 7 ans. Vous pouvez visionner ce replay sur YouTube.





“Je suis juste venu raconter mon histoire : c’est la mienne, ce sont mes choix. Je ne parle pas au nom des autres.” Après sept ans sans parler, Diam’s réalise sa première interview à la télévision et raconte ses voyages alors qu’elle était au sommet de sa gloire ainsi que la quête de spiritualité qui l’a menée dans la vidéo de “Sept a Huit”. que l’on peut voir à la fin de cet article. L’occasion d’interviewer Audrey Crespo-Mara, qui co-signe une autobiographie sur sa carrière. Le documentaire est réalisé par la plateforme Brut et sortira en salles les 1er et 2 juillet avant sa mise en ligne suite à sa projection au Festival de Cannes. Festival de Cannes, mais absent du festival.

Au nom de “Salam”, “paix” en arabe Ce documentaire explore l’histoire de la disparition soudaine de cette star du rap il y a 10 ans alors qu’elle était aimée par les masses qui l’ont amenée dans les plus hauts palmarès. Pourtant, Diam’s n’est pas morte, selon Mélanie Georgiades dont le vrai nom se lit comme suit : “Diam’s a vraiment été une étape de ma vie, c’est quelque chose qui est là, qui existait aux yeux de millions de personnes. Je ne suis pas devenue Mélanie, Je suis redevenue Mélanie”, a-t-elle déclaré.

 

 Un succès phénomène mais un “rêve illusoire”






Jeune femme effrayée et aspirée par des questions constantes, elle tente de se suicider sa première tentative à l’âge de 14 ans puis se lance dans l’écriture et devient un « exutoire » et un « petit refuge » dans lequel elle ne peut plus s’arrêter. Le premier album de Diam’s Premier Mandat sort en 1999, et l’album de Diam’s est englouti dans une avalanche de popularité. En fin de compte, il n’a pas pu satisfaire ses monstres.

“Je me rends compte avec tristesse que ce que je pensais être le sens de ma vie, c’est-à-dire écrire des textes, remplir des chambres, être aimée, malheureusement cela n’a pas rempli mon cœur ni réglé mes soucis. Nous nous sentons alors très mal, car nous sommes touchant un rêve, celui de beaucoup de gens, mais pourtant on en vient à dire que ce rêve n’était qu’illusoire”, se souvient-elle. Les concerts auxquels elle assiste deviennent un moment de joie peu commun, “deux heures où j’oublie mes problèmes”, mais le reste des 22 heures lui est “insupportable”.

“Aujourd’hui, je vois la gloire un peu comme l’ivresse : quelque chose d’hyper fort qui me remplissait d’un coup, et ensuite il était très dur de redescendre. (…) J’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais”






« Aujourd’hui, je vois la gloire un peu comme l’ivresse : quelque chose de super fort qui m’a rempli tout d’un coup, et puis c’était très dur de redescendre. Comme un cercle vicieux, parce qu’on en veut toujours plus. sans fin”, rembobine son ancienne star. Alors qu’elle était encore sous le feu des projecteurs, l’histoire de Diam’s a été admise en clinique psychiatrique, puis a fait une nouvelle tentative de suicide et a été complètement ralentie par les médicaments : « Je suis comme quelqu’un qui est dans une tempête et qui avance, j’essaie de lutter contre un vent très, très fort qui cherche à m’entraîner vers la mort”.

La prière finale est avec l’ami musulman de sa Vitaa qui est aussi chanteur et chanteuse, cela lui permet enfin de s’affranchir du “labyrinthe” et de ce “vide intérieur”. Chrétienne fervente, née dans une famille catholique et partie à l’île Maurice, le Coran dans la bourse, afin de découvrir comment comprendre l’Islam. Dans le cadre de cette “recherche spirituelle”, elle a pu s’ouvrir à la méditation, “le plus grand bouleversement” de sa vie. Puis elle se reconvertit seule sur une plage de l’île. La spiritualité qui s’ensuit crée alors chaque jour plus d’espace dans son quotidien, et part de l’intention de “lui donner un sens” et la musique ne pourra plus lui en fournir.

“J’ai toujours été solidaire des femmes qui souffrent”

Le voile qu’elle choisit de porter n’est pas un “axe central” de sa vie, dit-elle. L’ancienne chanteuse refuse même de porter son voile en public après des photos d’elle sortant de la mosquée prises par Paris Match en 2009. ça partout” dit-elle. Les membres de sa famille disent que sa décision est “un non-sujet”. Elle est également incapable de se voir comme une féministe que certaines personnes ont tenté de qualifier de rappeuse. “J’ai toujours été solidaire des femmes qui souffrent, que je sois voilée, non voilée, rappeuse, pas rappeuse”, ajoute-t-elle.






Dès lors, Melanie Georgiades se consacre à sa famille et à ses trois enfants, qui résident aux Emirats Arabes Unis et qui participent à son “équilibre” qu’elle a enfin trouvé. Cependant, elle donne aussi de son temps pour son association Big Up Project, qui vient en aide aux enfants d’un orphelinat situé au Mali. “Ne faire que du bien est le plus grand défi de ma vie”, dit-elle.

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